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16/06/2008

Suisse – Portugal et Turquie – Rép. Tchèque (3 cervelas)


Il fallait bien choisir de suivre l'un des deux matchs. Sans éprouver une tendresse particulière pour le Portugal ou la Suisse, difficile d'échapper à Turquie – Rép. Tchèque. Et puis, pour suivre l'autre, il y a le module de La Libre.

En voyant le ballon glisser des mains de Cech, on a peur pour lui. Juste derrière, un renard des surfaces pousse la balle au fond des filets. On est parti pour des penalties. C'est la règle en cas d'égalité parfaite. Ça risque bien d'être le cas. On est à la 87e minute tout de même. C'est terrible de se demander si Cech pense déjà à la séance de tirs au but qui va suivre. Battu en Champion's league il y a queqlues semaines au cours d'une de ces séries qui, quoi qu'on en pense, valent leur pesant d'adrénaline. Va-t-il à nouveau s'incliner? Ce serait dramatique. Va-t-il sortir des arrêts qui, cette fois, permettront à son équipe de vaincre?

Mais on n'arrive même pas là. Nihat marque un troisième but. Latte rentrante. Pas de hors-jeu. Le but est accordé et la douche est encore plus froide pour les Tchèques. Ce sont les moments où on se dit que ce serait encore plus incroyable si...

mais il ne faut pas trop en demander. Un retournement de situation comme celui-là, c'est déjà assez rare pour avoir le sentiment d'avoir assisté à un des matchs dont on se souviendra un peu plus longtemps que les Suisse – Portugal sans enjeu autre que statistique.

Dommage que Volkan prenne une rouge pour une bousculade. C'est pas bien c'est vrai. Mais, comme le dit Stéphane Pauwels, c'est énervant des cartes comme celle-là. Le consultant de la RTBF ne le dit pas mais ce geste est juste naturel dans le contexte. L'excitation est à son comble. L'enjeu est considérable. Deux joueurs se chambrent. Peut-être pour la énième fois depuis le début de la partie. Volkan repousse Köller des avants-bras. Le Tchèque s'écroule. On croit rêver. Un gars de deux mètres qui tombe comme si Béa Diallo lui avait envoyé un uppercut. Il roule deux ou trois fois par terre en se tenant le visage. Et quoi? Ça on peut? On peut venir provoquer un gars et puis simuler (c'est le mot qui convient pour ce genre d'exagération)?

Enfin, cela donne accès à un autre moment rare du foot. Les Turcs ont effectué leurs trois changements. Il faut qu'un joueur de champ enfile les gants. Il reste quelques instants à jouer. Il pourrait arrêter une balle. Un gros plan montre d'ailleurs qu'il en a envie de cette balle. Il veut en attraper une et montrer comme ils ont eu raison d'y croire jusqu'au bout. Il pourrait en rater une...

C'est tellement cool le foot quand on sent qu'il peut se passer un truc...

 

Grèce – Suède (1 cervelas)


Alors là, toute bonne soirée. La Grèce a été un grand sujet de discussions il y a quatre ans. Ils jouaient comme la Belgique mais il arrivaient à planter un but par match. Un-zéro en quart. Un-zéro en demi. Un-zéro en finale. C'était vraiment lamentable. Ça a coûté tout un tas de trucs à des mecs qui pariaient que « cette fois c'est bon. Ils vont se faire manger les Grecs à la sauce Rehhagel... » Perso, je dois encore cuisiner un Youvetsi à une amie grecque.

Coïncidence: le jour ou la Grèce joue, je suis chaez elle avec d'autres amis. On mange dans la cuisine alors que dans le salon, le match s'écoule lentement. Comme tous les matchs de la Grèce. De temps en temps, quelqu'un va regarder le score puisqu'on a coupé le son. Michaela nous décrit la phase: ils sont trois et ils se passent la balle, tac tac tac tac. On pourrait rêver d'un un-deux et d'une passe en profondeur mais non. Non, non, non ils sont trois défenseurs et se passent la balle de gauche à droite. Les Suédois attendent patiemment. Et puis Ibrahimovic marque. Un but splendide. Trois minutes plus tard, c'est deux-zéro. Aucune chance que les Grecs reviennent au score.

Peut-être bien qu'ils vont se séparer de Rehhagel et de son flamboyant système de jeu. Bon, c'est vrai, il y a un peu de jalousie là-dedans. J'aurais bien aimé que la Belgique joue mal mais termine championne d'Europe ;-)

 

Suisse – Turquie (1 cervelas)

 

Rencontre de battus. Il pleut dru. On se demande même si c'est vraiment pratiquable un terrain comme celui-là. Les glissades sont fréquentent. Les ballons n'avancent pas. Les joueurs pataugent. Les Suisses contrôlent le jeu. Ils prennent bien un but mais ce n'est pas encore vraiment grave. Ça le sera à la 92 e. Un tir de loin de Turan. Boum! La Suisse est éliminée de son Euro dès son deuxième match. « Plus pire » que la Belgique en 2000.

Encore un truc: Van der Sar l'aurait eue la balle de Turan...

17:00 Publié dans Cervelas | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Football, Suisse, Turquie

Rép. Tchèque – Portugal (3 cervelas)


Premier but de Christiano Ronaldo. Inévitable (c'est toujours ce qu'on dit quand on commente le foot. En réalité c'est évidemment évitable mais ça fait tellement plaisir de se redire quelque chose que tout le monde va dire. En fait, l'intérêt, c'est de faire le malin avant que les autres ne pensent à la même chose...) conclusion: les joueurs comme ça sont épatants. Ils sont attendus, surveillés, parfois de très près, parfois à la limite de la régularité (on dit ça quand on ne veut pas se mouiller à propos d'un jugement de l'arbitre que l'on considère laxiste mais comme la bienséance veut qu'on ne s'en prenne pas trop aux « hommes en noir »...). Et pourtant ils marquent des buts. Cette saison, Ronaldo en marque plus de 40 dans le championnat anglais. Chez nous, je n'ai même pas envie de regarder quel est le score du meilleur buteur.

Il y a des types qui jouent mieux que d'autres. C'est tout.

Allemagne – Croatie (2,5 cervelas)


Surprise. La défense allemande peut se faire surprendre. Le jaillissement de Crna est admirable. Un petit appui inattendu sur le pied droit. Un corps qui dévie de sa trajectoire. Un pied qui vient couper celle, tendue, du ballon qui s'annonçait sans souci pour le défenseur. Trop tard pour que le gardien ait la moindre chance de rattraper le coup. C'est un-zéro. L'Allemagne, quoi qu'on en dise, n'a toujours pas l'habitude de ces situations. Depuis 25 ans, on me les dit « jamais battus ». C'est vrai. Ils jouent le match jusqu'au bout mais on les sent aussi moins sûrs d'eux qu'ils ne l'étaient à l'époque de Lineker. Et quand le second clou de leur cerceuil est planté, il n'y a plus grand monde pour dire: « attend, le match n'est pas fini! »