Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

16/06/2008

Pologne – Autriche (1 cervelas)


Un penalty très léger que cleui accordé à l'Autriche dasn les arrêts de jeu. Un maillot tiré comme il y en a 13 sur chaque phase arrêtée en bordure de rectangle. Le gars tombe et l'arbitre siffle. Les Polonais pestent. « Voilà ce que c'est que de jouer contre l'organisateur » raleront-ils certainement. Le tir de Vastic est imparable. Il sauve son pays, le maintien dans la course même s'il y a peu de chance qu'il vienne à bout d'une Allemagne qui aura besoin de tous les points mis en jeu pour assurer sa qualification. Si ce b'avait pas été le cas, lever le pied face au voisin autrichien n'aurait pas été considéré comme un crime. Mais ce sont des trucs dont on ne parle jamais que dans les cafés, ces petits arrangements entre nations « amies ». Et quand on parle de ça, dans les cafés à Bruxelles, il y a toujours quelqu'un pour citer Raymond Goethaels: « des magoules? Quelles magoules? » Allez allez, ça n'existe pas tout ça...

Espagne – Russie (2,5 cervelas)

Une affiche d'underdogs. Pas vraiment des favoris mais fréquemment cités comme outsiders. L'Espagne l'est d'ailleurs régulièrement dans les grandes compétitions. Cette fois les Russes ont aussi le vent en poupe. Le victoire de Saint-Petersbourg sans doute.

Ça aurait pu être disputé comme match mais les Espagnols ont explosé leurs adversaires 4-1. Juste vu le résumé. Pas grand-chose à dire donc...

 

16:59 Publié dans Cervelas | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Football, Espagne, Russie

Italie – Roumanie (3 cervelas)


Come, août 2007. Il pleuvine sur le lac mais le ciel est bleu. Il n’y en a pas pour longtemps. Une femme en profite cependant pour entrer dans une boutique Armani. Son mec ne l’accompagne pas. Il promène leur fils sur un rythme lent, en attendant qu’il s’endorme dans sa poussette. Les minutes passent. Les paupières sont tombées. A une dizaine de mètres de la vitrine de Gio, une échoppe comme il en existe des dizaines de milliers. Quelques maillots de footballeurs pendent entre les cartes postales, les films photos et toutes les bricoles qui attirent le regard des enfants. Dans les toutes petites tailles, il y a Buffon, version Juventus.

Zurich, Letzigrundstadium, 13 juin 2008. C’est 1-1, la Roumanie a ouvert le score. Elle a été rejointe dans les 120 secondes. Il reste une poignée de minutes à jouer. Buffon est sur sa ligne de but. Mutu, déjà auteur du premier but roumain, s’élance pour botter un penalty. S’il marque, il renvoie l’Italie dans ses pénates après 180 minutes d’Euro seulement. Le gardien turinois part du bon côté. Touche la balle de la main droite. Son élan l’emporte cependant plus loin vers la gauche. Il ne parvient pas à s’emparer du ballon. Réflexe ultime : un petit pointu pour dégager la balle loin loin loin. Une fois le match achevé, il est le seul Italien vraiment radieux, Gianluigi. On le comprend.

Tiens au fait, il devrait être à la bonne taille maintenant ce maillot de Buffon. Et tant pis si cette discussion à propos de l’opportunité de balader un enfant avec une inscription “bouffonne” dans le dos reprend…

France - Roumanie (1,5 cervelas)

Aah la France. Le grand voisin que beaucoup aime voir trébucher.

Depuis le doublé 98-2000, on ne peut pas dire que les Tricolores brillent dans les compétitions internationales. Versés dans le « groupe de la mort », en compagnie de l'Italie et des Pays-Bas, les Français ont, une fois encore, calé au démarrage. Plus inquiétant que le maigre point récolté face à la Roumanie, l'absence de créativité et d'efficacité. Comme toujours, les Bleus sont attendus. Ils incarnent une sorte d'Allemagne de l'an 2000. Ils sont forts. Ils jouent en bloc. Viennent des plus grands clubs européens. Les Roumains jouent défensivement. Même si cela semble contre leur nature, ils font un bon choix. Présentés comme l'oiseau pour le chat, ils ont choisi d'entrer dans la danse avec un premier point, coûte que coûte. Pour être mieux classé qu'un éventuel perdant dans l'autre match de la poule et avoir un avantage sur celui-ci lors du second match. Pour être moins bien classé que l'Italie au moment du coup d'envoi de vendredi mais en sachant que les Pays-Bas donneront tout pour battre la France puisqu'ils auraient, par hypothèse, perdu contre l'Italie. Si les deux autres font match nul, tous sont sur le même pied et la Roumanie reprartirait du même pied. Celui sur lequel le danseur au nez haut ne se rend pas compte qu'il peut trébucher.

Vendredi, en cas de couac face aux Pays-Bas, Raymond Domenech risque de se faire chauffer les oreilles...

 

11/06/2008

Italie - Pays-Bas (4,5 cervelas)

Chaque cerveau de footballeur contient une boîte noire. Elle conserve bien plus d’informations que la mémoire, qui ne sert que pour les interviews d’après-match. Comme toutes les boîtes noires, celle du footballeur détaille le moindre des paramètres décisionnels.

Extrait de l’enregistrement de Christian Panucci, Italie–Pays-Bas, 9 juin 2008, 21h10: “Je peux l’avoir cette balle de Vandervaart. Un appui. Je saute. Je l'ai. Merda, Gianluigi, qu’est ce que tu fous? Aïe ma tête. Je me couche. Ça va. La balle est dégagée. Pas bien loin, mais c’est bon. J’ai toujours mal. Je reste couché. On ne sait jamais. Peut-être que Giovanni (tiens au fait d’où il tient son prénom italien lui?) va centrer. Ah non, ce n’est pas lui, c’est Sneijder. Faut que je reste dehors, couché. Comme ça, il y aura hors-jeu. Ils n’y penseront pas, parce que je suis là, mais comme je suis hors du terrain, je ne compte pas… Voilà, il envoie la balle. Mama! Ça va vite. Vu d’ici ça passe à côté. Cazzo! Van Nistelrooy est en face de Gianluigi. Il dévie la balle dans le but. On est battus. Non, non, non. Le juge de touche va lever son drapeau. Il était hors jeu. Je suis couché hors du terrain, il ne restait plus que Gianluigi entre lui et le but, il y a hors jeu. Bon, il siffle ou quoi? Comment? Goal?”

Une fraction de seconde plus tôt, dans la boîte noire du juge de touche: “Ce gars qui reste par terre: ça cache quelque chose. Mais oui, bien sûr! Il joue le hors-jeu. Pas à moi mon ami: si tu restes volontairement dehors, ça ne vaut pas. Oups! Elle est dans le but. Qui la touche? Où était-il? De toute façon le hors-jeu est annulé. […]”

Plutôt que de penser à placer une puce dans le ballon, on pourrait utiliser les instruments qui existent.