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09/06/2008

Allemagne - Pologne (2 cervelas)

 

Qui discute de football de temps en temps connaît la vieille rengaine de Gary Lineker: le football est un sport qui se joue à onze contre onze et à la fin c'est l'Allemagne qui gagne. Peu de doute donc à propos de la victoire de la Mannschaft (outre les qualificatifs désuets -voir Suisse-Rép.Tchéque- le commentaire de foot s'accomode également très bien du vocabulaire étranger introduit dans la langue nationale. Pour les non pratiquants: Mannschaft signifie équipe, enfin « L'équipe », l'équipe nationale allemande. Il y aura certainement de nombreuses occasions de parler de la squadra azzura, de la seleçao ou du onze tricolore. Les mieux préparés à l'événement serviront certainement un peu de roumain ou de suisse allémanique.).

Lorsqu'on lui offre la balle du second but, Miroslav Klose manque sa frappe. La balle ne part pas vers le but alors qu'il est juste en face de celui-ci. Elle décolle de deux mètres et le surmonte. Un truc dont on rirait pendant des années (enfin si on suit les compétitions auxquelles participe Klose ou si un gars à un jour le malheur de reproduire le geste qui, depuis, porte le nom de l'attaquant allemand) si Podolski ne s'était trouvé au bas de la trajectoire inattendue de cette balle de match (à deux zéro pour l'Allemagne, ceux qui ne connaissent pas Gary Lineker prononcent spontanément ses mots. Les autres les répètent...).

Et Podolski, il en a fait quoi de la balle? Eh bien il ne l'a pas laissé toucher le sol et l'a expédiée dans la lucarne. Un but qu'on peut qualifier d'allemand (en matière de commentaire de foot, les limites du nationalisme, et donc celles du racisme, ne sont pas tout-à-fait les mêmes que dans la vraie vie. On peut donc caricaturer, forcer le trait, etc. Personne n'échappe à la règle, même si certains se posent quelques questions en repensant à ce qu'ils disent, ou écrivent...): clair, net, précis et surtout puissant.

Un but qui conforte ceux qui ont misé sur l'Allemagne comme vainqueur final (aucune idée de ce qu'a dit Lineker cette année...).

Moi, j'ai parié sur les Pays-Bas, parce que j'aime Marco van Basten depuis toujours et surtout depuis son but contre ... depuis la ligne de touche. Enfin, on verra lundi ce qu'ils font contre l'Italie.

Encore un truc: Van der sar l'aurait eue la balle de Podolski!

10:10 Publié dans Cervelas | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Foot, Euro, Allemagne, Pologne

Suisse - Rép. Tchèque

 

Régulièrement, le poids de l'échec repose sur l'entraîneur d'une équipe de foot. Ses choix sont discutés en permanence, du vestiaire au canapé, en passant par la tribune, le bar ou la cour de recré. Les petits malins qui auraient, dans la peau du coach, fait ci ou ça sont innombrables (J'ai d'ailleurs moi-même mes petites idées).

Illustration dès le premier match de l'Euro 2008 (je ne sais jamais s'il faut ajouter « TM » en petit ou si seule la FIFA assume pleinement la transformation d'un événement en marque...): la République Tchèque domine gentiment mais ne parvient pas à ouvrir la marque face à l'organisateur suisse qui la reçoit avec égards. Début de deuxième période, Karel Bruckner rappelle Jan Köller sur le banc. Comment? Köller? Le type qui a fait planer Anderlecht il y a quelques années? Mais il est génial ce gars pourtant! Ok, il végête un peu depuis je ne sais pas combien de temps... Mais bon, est-ce que le remplacer par un jeunot qui n'en est qu'à sa deuxième sélection, c'est du bon coaching? Faut être un peu fou non? Se priver de ce géant qui fait trembler Benaglio, le gardien suisse. Jean-Michel ne se prive d'ailleurs pas de le faire remarquer. Quand Sverkos plonge à contretemps dans la défense helvète (le commentaire de foot s'enrichit de qualificatifs à la limite de la désuètude. Le commentateur les utilisent donc dès qu'il peut, pour donner un peu de souffle à tout cela!) et marque le premier but de la compétition, personne ne pense plus à l'entraîneur inspiré. Personne? Si, tout de même: ceux qui se sont étonnés dix minutes plus tôt lachent tout de même un « mwouais... bien vu quand même ». Sachez que cet arrêt de cour d'appel n'est que temporaire. Si la Suisse avait ensuite eu la chance (il lui en aurait fallu une dose) de vaincre son opposant, le changement de la 71 e minute serait revenu sur la table. « Enfin, changer Köller pour Sverkos, c'était quand même pas très malin, etc. ». De quoi discuter jusqu'au prochain match, dans les vestiaires, sur un canapé, en descendant les escaliers du KonsortiumStadium, en attendant que le barman mette sa tournée (il est Tchèque) ou en essayant de convaincre Arthur d'échanger son Gattuso contre le malheureux Frei (dont la blessure peut servir de prolongation à la discussion). Et attendez le second match des Tchèques, quand Sverkos sera titularisé à la place du « grand Jan ». A moins que Bruckner ne choisisse de faire peser Köller sur la défense portugaise avant de le changer à la 71 e minute...

10:06 Publié dans Cervelas | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Football, Euro, Cervelas

Autriche - Croatie (1,5 cervelas)

 

Comme première mi-temps de football à regarder avec mon fils d’un an et demi, j’avais rêvé mieux. En fait, je n’avais pas prévu de lui faire manger sa panade fruitée si tard dans l’après-midi mais nos siestes se sont prolongées.Le match s’annonçait à sens unique à en croire les pétitionnaires autrichiens pour le retrait de leur équipe nationale, trop mauvaise pour prendre part à la compétition. Et en foot, mauvais est souvent synonyme d’ultra-défensif et donc ennuyeux…

Surprise pourtant : un penalty dès la quatrième minute. Entre deux cuillerées, j’explique à mon rejeton qu’on ne peut pas bousculer les autres joueurs pour leur prendre la balle. Et que, quand on le fait dans “le grand rectangle”, si l’arbitre le voit, c’est penalty. Modric s’élance et le convertit (j’explique rapidement ce que signifie convertir. Il tend les lèvres vers la cuillère en signe d’approbation). Un défenseur autrichien, Pogatetz, a écopé d’un carton jaune pour l’occasion. Encore trop compliqué pour le petiot. J’attendrai qu’il ait l’âge. L’occasion survient en deuxième mi-temps (je n’aurais jamais pensé qu’Autriche-Croatie captiverait mon fils à ce point…). Ce même défenseur se fait rouler par un ailier jusqu’au-boutiste. Dépassé, il l’accroche de tous ses bras. L’anguille en réchappe. Il ajoute un coup de pied pour parachever son “travail défensif”. L’arbitre ne dit rien. Enfin, il siffle une faute mais ne sort pas son bristol (dans le vocabulaire du foot, c’est un mot que j’affectionne particulièrement. L’idée que le joueur fautif soit poliment invité à mieux se conduire sans doute…) jaune.

Quand je me rends compte qu’après mon explication, j’en suis à pronostiquer “qu’il n’arbitrera pas la finale celui-là”, je me dis qu’on va aller au jardin pour un exercice pratique. Voir les grands se rouler par terre, ça fait toujours rire les enfants.

Portugal - Turquie (3 cervelas)

 

« C'est sa seule faiblesse ». Asséné après une mauvaise passe exécutée du pied qui n'est pas celui qu'indique l'album Panini (ou tout autre spécialiste si Panini ne le fait plus), ce commentaire est plutôt anodin, sinon flatteur. Poursuivi dans la foulée par « quoique le jeu de tête ne soit pas son fort non plus », il devient intrigant. La bière à la main, on a tôt fait d'imaginer une logorhée invraissemblable. « C'est un jeune homme charmant dans la vie (NdlR: pour rappel, le foot ce n'est pas la vie, malgré le saisissant nombre de parallèlle qu'il est permis de tracer. A ses risques et périls cependant...), son seul défaut, c'est de ne rien connaître au foot. Ingénieur de son état, il calcule les trajectoires pour une écurie de Formule 1. S'il est aligné, c'est uniquement à la demande des supporters qui ont signé une pétition. Il a accepté de relever le challenge. C'est beau, non, un challenge de cette ampleur? ».

Les commentaires de foot, c'est encore mieux quand on les fait en groupe. La mauvaise foi prend ses droits et toutes les thèses ou presque se tiennent si on prend le temps de les examiner objectivement. Appliqué au foot, rien que ce mot me fait rire. Déjà que pour le reste...

10:05 Publié dans Cervelas | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Foot, Euro, Portugal, Turquie